suite de l'exposition
Accrochage [Vaud 2010] et Elisabeth Llach
30.01. - 28.02.2010
Le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne présente cette année la huitième édition de l’exposition annuelle qu’il consacre à la scène artistique vaudoise contemporaine, présentation d’œuvres récentes d’artistes de différentes générations sélectionnées sur libre présentation par un jury de professionnels.
Pour cette édition, 236 artistes vaudois ou travaillant dans le canton de Vaud ont répondu à notre invitation, présentant 576 peintures, sculptures, dessins, photographies, vidéos ou installations à un jury composé cette année de Robert Ireland, artiste, Lausanne, Sybille Omlin, Directrice de l’Ecole cantonale d’art du Valais, Sierre, Catherine Othenin-Girard, historienne de l’art, Lausanne, Valérie Mavridorakis, enseignante à la Haute Ecole d’art et de design, Genève, et Jacqueline Uhlmann, curatrice indépendante, Zurich.
Le jury a retenu 34 œuvres réalisées par 26 artistes. Il a décerné le Prix du Jury 2010 à Pauline Boudry (*1972) pour son film Charming for the Revolution (2009). La lauréate succède ainsi à Robert Ireland, Bernard Voïta, Yves Mettler, David Hominal, Anne-Julie Raccoursier, Jean Crotti et Elisabeth Llach.
Elisabeth Llach
Alles wird gut – Tout ira bien
En parallèle à Accrochage [Vaud 2010], une salle est réservée aux travaux d’Elisabeth Llach (*1970), lauréate du prix du jury 2009, pour son exposition Alles wird gut – Tout ira bien. Rassemblés sous ce titre inquiétant, des séries d’acryliques sur papier sont mises en résonance, assortiment d’univers visuels qui oscillent entre l’étrange et le familier, le théâtral et le banal, le féerique et le macabre, et dont les titres soulignent à leur tour le caractère ambigu. Ne t’inquiète pas, une série de petits formats initiée en 2007, explore ainsi de façon subtile ces ruptures de sens, des scènes de cirques ou de jeux apparemment innocents côtoyant d’étranges figures féminines aux corps déformés, voire mutilés. Tous les protagonistes de l’œuvre de Llach se conjugent au féminin, et beaucoup proviennent du réservoir infini d’images qui peuplent l’histoire de l’art et les magazines féminins. Mais le passage du papier glacé au dessin les fait basculer dans une zone dépouillée de toute complaisance. Dans la série Stillleben débutée en 2009 et qui s’apparente à une galerie de portraits, les figures se détachent, seules, sur des fonds qui semblent empruntés à des décors d’opéra, et se déclinent comme autant de versions d’une comédie humaine aux accents cruels qui n’en finit pas de se répéter.
L’exposition est accompagnée d’une publication éditée par le Musée aux éditions Sang Bleu, avec des textes de Alice Henkes et Catherine Pavlovic (fr./angl./all.), CHF. 35.-
